Âge d’or

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Quelqu’une des voix

Toujours angélique

– Il s’agit de moi –

Vertement s’explique :

 

Ces mille questions

Qui se ramifient

N’amènent, au fond,

Qu’ivresse et folie ;

 

Reconnais ce tour

Si gai, si facile :

Ce n’est qu’onde, flore,

Et c’est ta famille !

 

Puis elle chante. O

Si gai, si facile,

Et visible à l’oeil nu…

– Je chante avec elle, –

 

Reconnais ce tour

Si gai, si facile,

Ce n’est qu’onde, flore,

Et c’est ta famille !…etc…

 

Et puis une Voix

– Est-elle angélique ! –

Il s’agit de moi,

Vertement s’explique ;

 

Et chante à l’instant

En soeur des haleines :

D’un ton Allemand,

Mais ardente et pleine :

 

Le monde est vicieux ;

Si cela t’étonne !

Vis et laisse au feu

L’obscure infortune.

 

O ! joli château !

Que ta vie est claire !

De quel Age es-tu,

Nature princière

De notre grand frère ? etc…

 

Je chante aussi, moi :

Multiples soeurs ! Voix

Pas du tout publiques !

Environnez-moi

De gloire pudique…etc…

Juin 1872